SUR LA SÉPARATION DES POUVOIRS EN ALLEMAGNE
W. REUTTER
Résumé (voir original alld par ailleurs)
Suprême gardien de la constitution, le Tribunal constitutionnel dispose des fonctions de contrôle, de résolution des conflits et daménagement. Cela rend possible de détourner certains conflits de société de la sphère du politique, de les canaliser de manière juridique et par là de les rendre partiellement moins aigüs (...)" (Wewer 1991: 333). Le Tribunal constitutionnel peut ainsi régler des questions conflictuelles entre les organes constitutionnels, légitimer des décisions politiques et les rendre obligatoires en plus de linterprétation de la constitution et en lien avec les procédures daménagement de la société.
Les sciences politiques interprètent ainsi les fonctions du Tribunal constitutionnel de manière élargie : cela implique que la jurisprudence constitutionnelle ne soit pas à interpréter comme un simple contre pouvoir ou une simple opposition du politique. Entre la juridiction du droit constitutionnel et la démocratie (ou dans ce cas, le politique) il y a bien plus quune relation de tension ou de détermination. Tout dabord dans le jeu dialectique entre les deux le rôle et les fonctions du Tribunal constitutionnel sont à exploiter de manière adéquate dans le système politique de l'Allemagne. Il ne sagit pas là seulement de ce que le Tribunal constitutionnel contrôle les autres organes constitutionnels et prenne des décisions qui relèvent du politique. Cela reviendrait alors à ce que le Tribunal constitutionnel participe matériellement aux questions conflictuelles de la politique. Celle-ci rencontre alors des limites relatives à des questions qui ne se situent pas dans la sphère du droit, mais qui ressortent de cas individuels concrets.
En conséquence la constitution nest plus comprise comme résultant dune limitation autonome du peuple (demos) pour contenir la tyrannie ouverte de la majorité au moyen dune autorité publique. La constitution est ainsi bien plus quun mécanisme qui vise à organiser lautodétermination politique et à la rendre possible de manière durable. Le droit constitutionnel ne remplit pas seulement une fonction purement négative (mais il lest aussi naturellement) en ce quil contrôle les autres organes constitutionnels. Le Tribunal constitutionnel est davantage dans cette compréhension néo-institutionnelle, une partie de lordre du politique. Il nest pas privée du politique, mais il doit participer à son épanouissement.
Zusammenfassung :
Als "Oberster Hüter der Verfassung" besitzt das Bundesverfassungsgericht Kontroll-, Konfliktlösungs- und Gestaltungsfunktionen. Es ermöglicht, "gesellschaftliche Konflikte aus der Sphäre der Politik abzuleiten, juristisch zu kanalisieren und damit tendenziell zu entschärfen (...)" (Wewer 1991: 333). Das Bundesverfassungsgericht besitzt damit das Potential, Streitfragen zwischen Verfassungsorganen, über die Auslegung der Verfassung und über die Gestaltung der Gesellschaft verbindlich zu regeln und damit politische Entscheidungen zu legitimieren.
Für eine politikwissenschaftliche Interpretation des Bundesverfassungsgerichtes ist ein solches Funktionsverständnis folgenreich: Es impliziert, dass Verfassungsrechtsprechung nicht erschöpfend als bloßer Gegenpol oder reiner Widerpart des "Politischen" zu verstehen und zu interpretieren ist. Zwischen Verfassungsrechtsprechung und Demokratie (oder in diesem Fall: Politik) besteht vielmehr sowohl ein Spannungs- als auch ein Bedingungsverhältnis. Erst aus dem Zusammenspiel beider sind Rolle und Funktionen des Bundesverfassungsgerichtes im politischen System der Bundesrepublik Deutschland adäquat zu erschließen. Dabei geht es nicht nur darum, dass das Bundesverfassungsgericht andere Verfassungsorgane kontrolliert und Entscheidungen trifft, die in das "Politische hineinragen". Darüber hinaus ist darin eingeschlossen, dass Verfassungsrechtsprechung politische Streitfragen materiell (mit-)entscheidet. Daraus resultieren naturgemäß Grenzüberschreitungen, die sich jedoch nicht auf der Ebene des Grundsätzlichen, sondern auf die Ebene des konkreten Einzelfalles bewegen.
Damit einher geht, dass Verfassung nicht mehr ausschließlich als vereinbarte "Selbstbeschränkung" des demos verstanden wird, um eine Tyrannei der Mehrheit mittels öffentlicher Herrschaft auszuschließen. Verfassung ist vielmehr auch ein Mechanismus, um politische Selbstbestimmung zu organisieren und dauerhaft zu ermöglichen. Verfassungsrechtsprechung ist somit nicht nur (aber sie ist es natürlich auch) eine bloß negative, auf die Kontrolle der anderen Verfassungsorgane beschränkte Funktion. Sondern das Bundesverfassungsgericht ist in diesem neoinstitutionalistischen Verständnis Teil einer "Ordnung des Politischen" (Ulrich K. Preuß). Es ist der Politik mithin nicht entzogen, sondern soll zu dessen Entfaltung beitragen.