La cassette audio, support majeur de la contre-culture
dans la RDA des années quatre-vingt

Susanne Binas

Résumé :

Toute la production artistique et culturelle de RDA ne relevait pas de la commande. La culture musicale des jeunes en est la preuve. Dans les années quatre-vingt, des groupes " autres ", non officiels, ont vu le jour aux
marges de la légalité ils ont développé leurs propres supports. A côté de ce qui était planifié et produit centralement, on vit naître des formes de production et de diffusion qui étaient en mesure d'échapper aux contrôles politiques. Comme les nouvelles technologies de l’Ouest n'étaient pas accessibles, on dut se contenter d'un support simple et bon marché : la cassette-audio. Les cassettes-audio, sur lesquelles on trouvait des enregistrements et des concerts non autorisés, étaient reproduites et diffusées sous le manteau. Ainsi pouvait être satisfaite la demande des fans qui était importante. Les cassettes-audio devinrent ainsi des objets-culte au même titre que les disques vinyl. Cela contribua à élargir cette scène musicale. La production de cassettes conduisit à des créations de labels qui continuèrent, pour certains, à exister après 1989.

Abstract :

The artistic and cultural production of the DDR did not all result from commissions, witness the musical culture of young people. In the Eighties, unofficial, alternative groups were created, and on the borders of
legality, developed their own media (supports). Parallel to centrally planned works, new forms of production and diffusion started to emerge, outside all political control. The new technologies of the West being out of
reach, they had to make do with a simple and cheap medium, i.e the audio-cassette. Audiocassettes, with unauthorised recordings and concerts, were copied and widely distributed on the sly, meeting the growing demand of the fans. Audiocassettes, just as old vinyl records, then became cult-objects, thus contributing to a broadening of the musical scene. The production of audiocassettes led to the creation of various labels, some
still in existence even after 1989.

Zusammenfassung :

Kassetten als Kassiber, Demos und aus Überzeugung Alles, was in der DDR als Kunst und Kultur produziert wurde, war nicht Auftragskunst. Dies wird am Beispiel der Jugendmusikkultur veranschaulicht.
In den 80er Jahren entstanden am Rand der Legalität " andere ", nicht-offizielle Bands, die ihre eigene Medien entwickelten. Jenseits dessen, was sonst zentral verwaltet, geplant und produziert wurde, bildeten
sich Produktions- und Zirkulationsformen aus, die in der Lage waren, politische Kontrolle zu unterlaufen.
Da aber an die sich im Westen rasant entwickelnden neuen Technologien nicht heranzukommen war, war man auf das schlichte und billige Medium Musikkassette angewiesen. Durch das Kopieren und Weiterreichen von Mitschnitten nicht genehmigter Aufnahmen oder Konzerten funktionierten Kassetten als Kassiber. So wurde die große Nachfrage von Fans befriedigt. Die Kassetten nahmen dabei den " Kultcharakter " einer Vinylpressung. Dadurch wurde die " Szene " auch merklich größer. Die umfangreich betriebenen Kassettenproduktionen führten zu Label-Gründungen, die zum Teil nach 1989 fortbestanden.