Jean BACHÈLERIE

Coopération franco-allemande : la société civile un champ à investir

Résumé :

Depuis 1945, trois mouvements de fonds structurent le monde et l'Europe en particulier.
La mondialisation libérale, la construction de l'Union Européenne et la coopération franco-allemande.
Avec la fin du partage du monde à Yalta en deux blocs au début des années 1990, la nécessité pour les Européens de reprendre en main leur destin est devenue un objectif majeur. Cela est illustré par la construction du système monétaire européen, l'Euro, le traité de Maastricht, d'Amsterdam, de Nice, de Copenhague et le débat qui doit donner à l'Union européenne une constitution.
Mais quelle Europe voulons-nous ?
Deux concepts s'opposent clairement: une Union Européenne indépendante au sens gaulliste du terme, modèle économique et social concurrent de l'Hyperpuissance américaine ou une Europe marché vassale de l'Hyperpuissance (Europe sociale-libérale, conservatrice et populiste).
L'Union Européenne jusqu'à la fin du siècle dernier s'est construite selon la méthode technocratique dite méthode Monnet. Cette méthode se heurte de plus en plus à la volonté des peuples d'Europe, qui souhaitent participer aux débats européens en particulier le social, l'économique et le politique et à la construction de leur avenir.
Depuis le début du siècle le Mouvement social Européen et mondial est venu rappeler de plus en plus fort son existence et sa volonté d'être entendu et écouté. La coopération franco-allemande va se revivifier grâce à ce mouvement social incontournable pour promouvoir une Europe sociale, (sociale démocrate), démocratique et républicaine(J.Habermas): l' Union Européenne indépendante.