S. Martens

Coopérations transfrontalières et nationalisme régional. Lectures différenciées de la problématique régionale.

Pour diminuer les disparités de niveau de vie, pour promouvoir des relations de bon voisinage et attirer des investissements, les acteurs publics et économiques s’appuient de plus en plus souvent sur le développement de coopérations transfrontalières (notamment les eurorégions). S’il ne s’agit pas de confondre ce type de coopération avec le régionalisme, des ambiguïtés peuvent néanmoins subsister. A l’heure de la mondialisation peut s’affirmer dans certaines régions une volonté de jouer l’Europe et la solidarité interrégionale contre l’Etat, l’Union européenne servant de levier pour contourner les gouvernements nationaux et faire valoir des intérêts propres, notamment économiques. Le risque pourrait être celui du remembrement de l’Union selon le national-régionalisme (indentitarismes régionaux ou dérives ethnicisantes). Il reste que l’Europe des regions relève encore largement d’un mythe.